La labradorite

La labradorite doit son nom à la péninsule du Labrador, au Canada, où des missionnaires la décrivent à la fin du XVIIIe siècle.
Ce feldspath paraît d'abord terne, gris foncé ou verdâtre.
Il suffit pourtant de l'incliner pour voir surgir des éclairs bleus, verts, cuivrés, parfois violets.
Ce phénomène optique porte un nom à part entière : la labradorescence, produite par la lumière qui se réfléchit entre de très fines couches internes.

Une légende inuit raconte que les aurores boréales furent autrefois prisonnières des rochers de la côte, et qu'un guerrier en libéra la plupart d'un coup de lance. Les éclats restés dans la pierre seraient ces reflets que l'on admire encore.

Pierre de transition et de passage, elle est réputée en lithothérapie pour accompagner les personnes qui absorbent facilement les émotions des autres : on la considère comme un filtre qui préserve son propre espace. On l'associe aussi à l'intuition et au chakra du troisième oeil.

La variété la plus intense, extraite en Finlande, est commercialisée sous le nom de spectrolite. Avec une dureté d'environ 6, la labradorite supporte bien le port quotidien, mais évitez les chocs sur ses plans de clivage.

Peut-on la porter tous les jours ? Oui, elle convient au port quotidien ; retirez-la simplement pour les travaux manuels.